21/07/2006
It's a small world
Par quel miracle me demanderez-vous ? Il s'agit en réalité d'une illusion d'optique obtenue à l'aide d'un objectif bien particulier principalement utilisé en architecture, qui écrase les perspectives et les distances, créant ainsi cet effet "miniature" que l'on retrouve ici et là. Gulliver au pays de la Lilliput, the bitter*girls nous remet l'espace d'un instant au coeur de l'infiniment grand.
Pas de cadrages extravagants donc ou de compositions révolutionnaires, mais une alchimie toute particulière où l'esthétique ne trahit jamais la poésie et la chaleur de l'instant grâce à l'attention toute particulière portée à la lumière et au jeu des couleurs. Des photos qui réchauffent le coeur et apaisent l'esprit à l'heure où tout va parfois un tout petit peu trop vite.
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01:35 Publié dans Photographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : photographie, the bitter girls, bitter girls
17/07/2006
Fin du week-end !
Ce week-end de trois jours aura aussi été l'occasion d'attaquer de front la pile de livre qui menaçait de submerger tout l'espace de ma chambre.
I think the story that will get the biggest response is Phil Craven's 'The Rescue.' We were only days away from the deadline when Phil was working round the clock at my studio to get it done, but from what I could see of it, I knew it was going to be an amazing piece of work. I knew it would be worth holding back the book to have it in there, and man, did Phil deliver. I'll also have to make mention of Israel Sanchez's 'Saturday.' It's his comic debut, and it's one of the strongest short comic stories I've ever read.
Quelques extraits sont disponibles ici et là.
Au rayon des bonnes surprises, on oubliera pas de signaler les histoires de Johane Matte, Israel Sanchez, Neil Babra, Reagan Lodge, et la poésie de Matthew Forsythe. La preview complète est disponible ici, sans oublier le blog pour suivre le projet jours après jours. A noter que le quatrième numéro est en route et que les trois premiers sont accessibles via Amazon.
Bon, il est tard, la suite mardi car lundi soir je serai à l'avant première de Nausicaä au Planet Hollywood !
01:55 Publié dans Bande dessinée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : manga, blogotheque, blogothèque, dumez, colonel moutarde, blutch, robot
11/07/2006
Soviet Space Art
Flavorpill, hebdomadaire culturel, propose dans son dernier numéro une série d'affiches de propagande des années 50 illustrant le programme de conquête spatial soviétique. Les compositions, les couleurs, outrageusement kitsch aujourd'hui, sont fortements inspirées du constructivisme russe du début du siècle (voir à ce sujet les deux notes d'Alain Korkos sur la Boite à Images ici, et là). Une imagerie totalement désuette dont je suis particulièrement fan et qui n'est pas sans rappeler l'excellent Chinese Propaganda Posters publié aux éditions Taschen en 2003 qui rassemblait quelques 30 années d'imagerie populaire chinoise et de propagande Maoïste.
Voici le texte de présentation publié sur le site de Start Mobile, entreprise américaine spécialisée dans la diffusion d'oeuvres d'art sur mobiles, à l'origine de l'opération :
The Cold War (1946-1984) provided some of the most remarkable propaganda posters of the Soviet Era. Through them, great artists used color and drama to promote government policies, and applaud achievements. During this period, the Space Race provided exceptional subject material. Every mission and anniversary of key missions was commemorated, and the heroes of the Soviet space effort were often shown with workers and children in a unifying message about the strength of the Soviet system and its people.
Other recurring themes include inspirational messages based on reaching for the stars, and more general achievement posters that use space imagery along with the ‘Hammer and Sickle’ and Lenin, to suggest that supremacy in reaching for the heavens is the most noble of causes and worthy of any sacrifice.
Most posters were issued in small runs, 10,000 being typical, and as they were posters, most were destroyed within weeks of being posted. Original prints are very rare and collectible. Several hundred of the original artist canvases are archived at the Memorial Museum of Cosmonautics in Moscow, itself a phenomenal example of 1960’s space propaganda with its 20 foot high bronze Yuri Gagarin statue standing in a cruciform shape in front of massive stained glass window, with a shining metal spire arcing towards the sky behind a rocket. Through a partnership with them, many more of these awe inspiring images will remind one generation and connect a new one with this world changing era.
"An art form as vital as painting, graphic design was a central preoccupation of Russian constructivism" according to art critic and conceptual artist Jonathon Keats. "These remarkable posters come out of that tradition, and powerfully illustrate why the constructivists were right to reject hierarchies in art and to create work that could communicate beyond the walls of the museum. By making these graphics available to anyone with a cellphone, START MOBILE admirably brings the constructivist project into the 21st century."
23:50 Publié dans Illustration, animation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Flavorpill, chinese propaganda posters, start mobile, constructivisme
06/07/2006
Le petit Monde du livre
Du côté des différents secteurs, rien de bien nouveau. Les bons résultats du scolaire et du parascolaire contrastent avec les résultats négatifs des sciences humaines et sociales (-2,1%), des beaux livres et vie pratique (-1,3%) et surtout de la littérature (-1,6%). La jeunesse s'envole (+15,6%), et laisse la bande dessinée (+5,3%) toujours tirée par le manga (+22,9%) à distance. On attendra le rapport annuel de l'ACBD et les chiffres du SNE pour y voir un peu plus clair...
En tout cas, chez Delcourt, à priori tout va bien :)
A part ça, la France est en finale et c'est plutôt une bonne chose.
A bientôt !
01:30 Publié dans Bande dessinée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : le monde, edition, livre, japan expo, delcourt
04/07/2006
Yiddishland
Période estivale oblige, une trop évidente langueur s'empare du bloggueur moyen dont on sait qu'en plus de son incapacité chronique à poster régulièrement, il profitera de toutes les excuses pour poster de moins en moins ou tout du moins en faire le moins possible. De ce côté de la blogosphère et aussi étonnant que cela puisse paraître aux tous premiers fidèles de ce blog, la période estivale est l'occasion d'une recrudescence de nouveaux billets dont il me faut bien confesser que tous ne sont pas de prime nouveauté...
Je m'explique... Considérant l'équation sus-citée selon laquelle le bloggeur serait moins actif en été, j'ai décidé, de ne pas complètement céder à l'appel du soleil, et de piocher dans ma réserves de "notes inachevées". Un dénominatif derrière lequel se dissimule un fatras de notes dont j'ai entrepris l'écriture sans jamais, pour x raisons, pousser jusqu'à la publication.
Pour aujourd'hui, je vous invite à un parcours autour de la littérature Yiddish, réalisé, avec ma très humble collaboration, par mon ex-collègue de la Fnac Noisy le Grand, Elisabeth, responsable du rayon littérature étrangère.
Pour ceux que la lecture sur écran fatigue, je vous invite à télécharger la version pdf du leaflet réalisé pour l'opération.
Yiddishland
Pour comprendre la genèse et l’histoire de la langue Yiddish
- Mots d’un peuple, peuple de mots
Miriam Weinstein
éditions Autrement
- Le Yiddish, histoire d’une langue errante
Jean Baumgarten
éditions Albin Michel
- Brasier de mots, Rachel Ertel, éd. Liana Levi
Les trois précurseurs
- Les voyages de Benjamin III, éditions Circé
Ecrivain espiègle à l’imagination débridée, ce conteur merveilleux a pratiqué l’humour juif comme personne. Considéré comme un écrivain majeur de la littérature mondiale, il lutte pour la paix par le rire.
- Le traîne savate
éditions Liana Levi
- Menahem-Mendi le rêveur, éditions Rivages
- Métamorphose d’une mélodie et autres contes et récits
éditions Albin Michel
- Le Roi des Schnorrers
Israël Zangwill
éditions Autrement
L’entre-deux guerres
Dans les années 1930, on compte 11 millions d’ashkénazes dans le monde et le yiddish est leur langue politique et culturelle même si l’assimilation linguistique est en marche. Les Etats-Unis et Israël devinrent des pôles de la culture yiddish. En Europe, le nazisme et le communisme menèrent une lutte implacable contre la créativité du yiddish.
Lamed Shapiro émigra en 1906 aux Etats-Unis où il mena une vie d’errance, sacrifiant sa carrière littératire. Shalom Asch, quant à lui, vécut dans la plupart des capitales occidentales. Il nous laisse une cinquantaine d’ouvrages traitant des multiples périodes de l’histoire juive et s’intéressant à toutes les classes sociales.
Isaac Bashevis Singer éditions Denoël
Oser Warszawski
éditions Liana Levi
- Et ils partirent dans la guerre
David Vogel
éditions Denoël
Schalom Asch
éditions Mémoire du livre
- Une maisonnette au bord du vestibule
éditions Albin Michel
- Anthologie de la poésie yiddish
éditions Gallimard
- New Yorkaises
Lamed Shapiro
Après guerre
- Le petit monde de la rue Krochmalna
éditions Gallimard, coll. Folio
- Le certificat
éditions Gallimard, coll. Folio
- La corne du Bélier
éditions Stock
- Ennemie une histoire d’amour
éditions Stock
d’Agata Tuszynska :
Les contemporains
Meïr Shalev
éditions Hachette, coll. le Livre de Poche
Meir Shalev fait partie des auteurs pour qui la quête des origines est importante. Il relate avec lyrisme et humour, les péripéties de pionniers russes installés en galilée au début du XXème siècle. Une saga foisonnante débordant d'émotions.
- Notre yiddish
Michéa Jacobi
éditions Climats
Léo Rosten
coll. le Livre de Poche
- Contes sages du ghetto
Ben Zimet
éditions du Seuil
- Quoi de neuf sur la guerre
Robert Bober
éditions Gallimard, coll. Folio
- W ou le souvenir d’enfance
Georges Perec
éditions Gallimard, coll. Folio
Bonne lecture :)
00:50 Publié dans Littérature et autres mots | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, yiddish, yiddishland, singer, Mendele Moykher Seforim, Isaac Bashevis Singer
03/07/2006
Street Voice
Street Voice : Paroles de l’ombre
Traduit de l’américain par Gaëlle Erkens
Editions Verticales 2003
Pour ceux qui veulent aller plus loin, quelques mots de Curtis Price, activiste militant, fondateur de Street Voice.
Un extrait du livre trouvé sur le site du Monde Libertaire :
Elle avait un mac, au sourire mou et désagréable, qui possédait une belle Cadillac, des chaînes et des bracelets en or, des costumes de soie et de cuir - tout cela acheté avec l’argent de Dee. C’était dans cette voiture (en toute justice celle de Dee) que Dee et moi faisions notre business [...].
Une nuit sans lune, j’ai senti un changement dans la nature généralement joyeuse de Dee. Son esprit semblait être à des milliers de kilomètres, dans un endroit qu’elle seule connaissait. Après s’être occupée de notre affaire, pendant que je remettais mes tennis, elle tourna ses yeux noircis vers moi et, pour la première fois, je réalisais, parce que la nuit sans étoiles m’en avait empêché, que son mac l’avait battue - je savais que c’était lui, ses yeux bruns me le disaient.
Avec une rage et une détermination (que je n’ai pas depuis ce temps retrouvées) affichées sur tout son visage, elle me dit : « Tony, c’est la dernière fois que ce nègre me touche encore... et je plaisante pas » avec des flots de larmes inondant ses joues. « Il me prend tout mon fric, je ne peux même pas nourrir mes enfants, payer mon loyer, ou me faire faire les ongles ou les cheveux ! Il faut que je fasse quelque chose. » M’ayant dit cela, Dee tomba dans une stupeur cocaïnée - avant de commencer notre affaire, nous avions pris quelques lignes de coke. Coke que je fournissais ; coke que je vendais en tant que star montante du ghetto - c’était ce que croyait mon esprit d’enfant battu.
Ne sachant pas quoi dire, je lui demandai ce qu’elle voulait que je fasse - jeune comme je l’étais, un enfant avec une arme, je ne mesurais pas les conséquences de mon implication dans cette histoire.
[...] Dee finit par répondre, mais elle ne répondit pas à ma question : « Il ne faut plus que ce nègre sans cœur m’approche ! S’il croit qu’il va se servir de moi pour acheter sa dope, il est malade. J’aurais jamais dû me retrouver avec ce connard... Je vais quitter ce salaud - qu’il aille se faire foutre ! »
Ayant l’impression qu’elle m’ignorait, je répétais ma question, qui était en fait une requête : « Que veux-tu que je fasse, Dee ? » Elle me sourit. M’embrassa sur la joue et dit que pour notre petite affaire, je ne lui devais rien, que je pouvais garder mon argent ; que j’étais adorable. Je lui fis mes au revoir, la remerciant, lui souhaitant le meilleur, son sourire me manquant déjà - sachant que je ne la reverrais probablement jamais.
Combien jeune et naïf, et pourtant vieux et sage, étais-je. Bien que je n’aie jamais plus posé mes yeux sur son immense sourire ou sur son corps de rêve, ce n’était pas ces choses qui faisaient qu’elle m’était si chère. C’est son esprit et son audace qui m’ont forcé à me regarder, à regarder ma propre capacité à me rebeller contre ce qui cherchait à m’emprisonner. Ce qu’elle a fait avec son mac, je l’ai fait aussi avec le monde - j’ai contesté, j’ai osé me voir comme un acteur ; comme celui qui déciderait de ses lendemains. Je me suis vu comme un être humain. [...]
Shaka N’Zinga
08:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : street voice, baltimore, curtis price, verticales
01/07/2006
Nouvelles de l'Est
Côté nouveautés, c'est bien évidemment le 43ème numéro de leur revue avec quelques noms bien connus des lecteurs de bande dessinée à commencer par Max Andersson dont le Bosnian Flat Dog autour de la Bosnie Herzégovine du début des années 1990 a récemment été publié par l'Association. On retrouvera aussi Tony Millionaire, ou Koren Shadmi dont le premier ouvrage en français, Cours intérieures, vient d'être publié chez l'ami Sébastien Vassant de la Boîte d'Aluminium. Mais ce n'est pas tout ! Le collectif slovène s'offre aussi pour l'occasion un nouveau site web trilingue (Français, Anglais, Slovène) et un blog pour suivre l'actualité de ce Kick-ass international comix magazine with a distinct eastern european flavor (à noter l'Alert for Metelkova du 19 juin).
Pour les plus curieux d'entre vous, je vous propose une traduction réalisée par mes soins (soyez indulgents) de l'introduction de Striburek, anthologie de la création contemporaine en Europe de l'Est. L'occasion de proposer une présentation en perspective du travail de Stripburger et de la situation de la bande dessinée dans cet obscur continent.
18:25 Publié dans Bande dessinée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : stripburger, koren shadmi, sebastien vassant, boite d'aluminium, stripburek, madburger, max andersson




