28/08/2006

Pop77

medium_204273479_4129aaf3f2.jpgIl faut se rendre à l'évidence, c'est la rentrée... Aux résistants qui comme moi ont préféré prendre un jour de RTT, à ceux que la morosité des estivaliers revenus dans les entrailles du RER déprime, et surtout à ceux qui traversent les couloirs du métro les écouteurs vissés aux oreilles, pop77 est là.
 
Fervent lecteur/auditeur de la Blogothèque, j'avais suivi la conversation/blabla/apero/foutoir de Chryde (le grand manitou) avec Loïc Le Meur, entrepreneur/bloggeur, sur la musique en ligne, et les "mp3 blogs". C'est là que j'ai découvert pop77. Un mix d'une heure, une heure et demi à tomber, deux fois par mois introduit et conclu par un sample de films : Les Berkman se séparent, Broken Flowers parmi les plus récents. Le dernier set en date est plus orienté politique, certainement inspiré de son récent billet d'humeur. Un peu de propagande anti-Bush n'a jamais fait de mal à personne. Pour le reste, c'est à découvrir en ligne et à écouter le matin, le week-end, un peu quand vous voulez finalement.
 
pop77 - p77-054 

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22:30 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pop77, mix

19/08/2006

YouTube

medium_logo_youtube.jpgJe me suis inscrit sur YouTube hier soir. Pour les non-initiés, YouTube, c'est une sorte de foutoir vidéo totalement bordélique ouvert à tous, où vidéos amateurs côtoient images d'archives, spots publicitaires, et enregistrements pirates. On y trouve tout. Des premiers sketchs de Jim Carrey, à la victoire de Muhammad Ali contre Georges Foreman en 1974 en passant par les vidéos de vacances d'un obscur clampin d'Arizona ou les exploits du petit dernier de la famille Dupont. Bien sûr, la qualité de l'image n'est pas au rendez-vous, streaming oblige, mais il n'en reste pas moins que la curiosité vaut le détour pour le côté brut et le foutoir anarchique que forme l'ensemble.
 
Ici, je découvre le clip original d'un morceau que je ne connaissais pas (très joli d'ailleurs) : First Day of my Life de Bright Eyes.
 
  
Et en quelques clics, une reprise, dans un garage sur caméra numérique. Pour les grateux qui voudraient tenter leur chance, la tab est ici. Les reprises comme celle-ci ne manquent pas, chacun y va de son couplet, du pire, au meilleur.
 

 

C'est riche, bordélique, indispensable et inutile à la fois, et le mieux c'est qu'on ne sait jamais vraiment ce qu'on vient y chercher, mais qu'on finit toujours par trouver quelquechose. Oui au média libre, mais attention tout de même à la surconsommation et la surmédiatisation du tout et du n'importe quoi, l'indigestion du moimoimoi guette.

18/06/2006

Who the fuck are Arctic Monkeys ?

medium_whenthesungoesdown.jpgLes Arctic Monkeys n'en finissent plus de faire parler d'eux. Après un concert explosif au Bataclan dont j'espère pouvoir vous montrer les photos et vidéos très bientôt, les anglais de Sheffield viennent de sortir un nouvel ep Who the fuck are Arctic Monkeys ? corollaire du désormais célèbre Don't believe the hype ! martelé à longueur d'interviews. On y retrouve The view from the afternoon présent sur le premier album, une version remaniée de Cigarette smoker Fiona, et quelques nouveautés un tantinet folk/electrique comme Despair in the departure lounge, et No buses, ou plus rock comme le titre éponyme qui donne son nom à l'album : Who the fuck are Arctic Monkeys ?

Autre nouvelle, exception faite du remplacement d'Andy Nicholson par Nick O'Malley, avec la sortie d'un court métrage intitulé Scummy Man réalisé par Paul Fraser à partir de When the sun goes down. Les amateurs de Snatch auront le plaisir de retrouver Stephen Graham dans un rôle "moins niais" que le "Tommy à la botte de Turkish" (aka Jason Statham). L'histoire, c'est celle de Nina (Lauren Socha), jeune junkie prostituée de 15 ans, de son client le plus fidèle, le "scummy man" de la chanson joué par Stephen Graham, d'un magicien trop naïf et d'un chauffeur de taxi humaniste. Pour le reste, c'est encore les Arctic Monkeys qui en parlent le mieux :

medium_5034202000433.2.jpg The Reverend
 
The bars fill up with lairy boozers anticipating drunken frolics in nightclubs, whilst on the edge of town in leafy suburbia Mum and Dad settle down to their Chinese takeaways and Pop Idol phone-ins. Meanwhile, couples stroll arm in arm to see the latest Hollywood shit flick, with plans hatched to see the family for Yorkshire puddings at three the next day...

And the mind wanders to those who slip between the cracks of the surface in the City at night - the underclass, or those who don't walk beneath the neon lights of the high street shopfronts. These are the people who lurk in the dark shadows over the river going out of town. It's a world where girls roam the streets, out of sight and out of mind of the moral majority. Scummy Man!! A window into that world.

I'm watching now and I'm stuck to the wall in horror. Maybe my mind is too attuned to wanting to believe this doesn't exist in the place where I live. But it does, and here it is in full-frontal widescreen grimness; the irony being that this world seems a million miles away, yet it's on the doorstep, these are the characters with which you and I share our Cities.

All of this begs the question of why and how these characters come to interact. How does our street girl come to allow herself to be bought and sold like a commodity or used car? What draws the punter to the street like a moth to a flame? How does the scummy man keep his hand on the leaver, controlling his girls like dogs on a leash, making promises, and keeping her scared and the like...? And much like the coin there's a flip side to the grim picture. Just Another Day. A glimmer of hope and a chance to step out of the shadows and back into the light. And the cars that cruise the streets might not be all you might think. All things being about perception, this underworld can be seen in a different light depending on how each person comes to experience it. Each person has a story to tell, and this is theirs...

Arctic Monkeys - When the sun goes down

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12/06/2006

L'esprit nouveau

medium_Lessix.jpgDe temps à autres, je me laisse aller à un saut dans le temps. Ni bande dessinée, ni actualité quelle qu'elle soit. Déformation ex-estudiantine j'imagine, avec une affinité marquée pour le premier vingtième siècle. Picasso, Cocteau, Apollinaire, et avec lui la modernité poétique : l'esprit nouveau.
 
Mais je ne lis pas Apollinaire aujourd'hui, j'écoute la Rêverie du pauvre et Poudre d'or de Satie, ainsi que la légèreté musicale des suivants, l'éphémère Groupe des Six : Darius Milhaud, Francis Poulenc, Georges Auric, Louis Durey, Arthur Honegger, et Germaine Tailleferre. Autant de personnalités différentes que seule la jeunesse, le rejet des anciens : Debussy et Wagner en tête, et la mélancolie romantique rassemblent. Bercés par l'oeuvre d'Erik Satie, les Six naissent sous la plume d'Henri Collet en 1920, à la suite du Groupe des Cinq. Cocteau, chantre de la modernité, est leur porte voix car il faut bien qu'une voix les unissent quand à l'évidence les Six ne forment qu'une somme d'individualité moins qu'un groupe :
 
"Cocteau a essayé de nous mettre dans le même vase, mais nous n'y tenions pas."
Arthur Honegger
 
C'est à leur séparation en 1923 que je tente chacun des les rattraper. En vain souvent. Germaine Tailleferre née en 1892, reste ma préférée. Elle composera tout au long du vingtième siècle et jusqu'à sa mort en 1983. Alors qu'importe si cinquante années séparents les Deux valses de la Suite burlesque, toutes sont le reflet d'une époque, d'un même esprit propre à une période que j'affectionne tout particulièrement. 
 
Dans la continuïté de ces quelques morceaux je m'attaque à L'Age d'Homme de Michel Leiris publiée en 1939 qui précède La Règle du Jeu. Un récit autobiographique où se croisent souvenirs d'enfance, références mythologiques, et figures de l'antiquité. Verdict une fois le livre terminé.
 
medium_rubon257.2.jpg
Michel Leiris 
 
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Picasso en compagnie de Michel Leiris.
 
Ps : si quelqu'un sait comment insérer un morceau de musique sur Haut et Fort, faites moi signe, que je puisse vous faire écouter quelques extraits des morceaux sus-cités.

06/11/2005

Un coin de rue

C'était le week-end, et après une semaine passablement chargée, je devais passer à la Fnac taper un brin de causette avec d'anciens collègues. Et puis, E. étant absente, je glisse côté livre puis côté musique où je rencontre M. Nous parlons de Bob Dylan, du dvd de Scorcese (disponible le 18 novembre), nous feuilletons l'indispensable must have publié chez Fayard bourré de fac similé de places de concerts, flyers, et autres textes de chansons griffonés au hasard des lieux de passage. Nous évoquons ses Chroniques, le temps passe, je retour au rayon disque. J'en saisis un, il me fallait un cadeau (c'était en fait la raison première de ma venue), un autre aux accents jazzy oscillant entre reprises et créations trop inspirées, mais la voix m'accroche. J'ai deux amours, mon pays... et Paris, back in your own backyard, suivi de l'éternel The way you look tonight.
 
Puis, je croise le regard d'Higelin, saviez-vous qu'il chante Trénet ? Je ne me pensais pas amateur de Trénet, et puis j'écoute, la voix d'Higelin me saisit par la simplicité d'un premier "Un rien me fait chanter". L'homme aime l'oeuvre de Trénet, il chante et se laisse emporter par une nuit de concert qui ne veut plus finir. Feuilletant le livret de l'album, je tombe sur ce mot d'Aznavour le soir de la disparition de Charles Trénet : "il n'y a qu'une personne qui peut dignement succéder à Charles Trénet, c'est Jacques Higelin", et c'est vrai que cela paraît tellement naturel et évident. L'espace d'un instant, je retourne dans mon petit coin de rue, ce n'est pas un jardin extraordinaire, mais un simple coin de rue, le mien, d'il y a dix ans.

20/02/2005

Beyond the Missouri sky

Beyond the Missouri sky (short stories) est un album à deux voix, fruit de la collaboration entre Pat Metheny et Charlie Hadden. On retrouve toute la poésie des deux musiciens autour d'une même enfance passée dans le Missouri, une culture, une mémoire, des émotions partagées que l'on retrouve dans chacun des morceaux qui composent l'album. Le disque réunit donc des compositions originales et des morceaux traditionnels, dont on peut retrouver les textes dans le livret accompagnant. Deux d'entre eux m'ont particuliérement touché : He's gone away, The Moon is harsh mistress et The precious jewel.

He's Gone Away
traditional

He's gone away
For to stay a little while,
But he's coming back
If he goes 10,000 miles.
Oh who will tie my shoe
And who will glove my hand
And who will kiss
My ruby lips when he is gone.

Look Away, Look Away,
Over Yonder.

He's gone away for to stay
A little while,
But he's coming back if he
Goes 10,000 miles.
And its papa who ties my shoe
And mama who gloves my hand
And you will kiss my ruby lips
When he is gone.

Look Away, Look Away,

Over Yonder.

The Moon Is a Harsh Mistress
words and music by Jim Webb

See her how she flies,
Golden sails across the sky,
Close enough to touch,
But careful if you try,
The moon, she looks as warm as gold,
The moon's a harsh mistress,
The moon can be so cold.

Once the sun did shine,
Lord, it felt so fine,
The moon a phantom rose,
Thru the mountains and the pines,
And then the darkness fell,
The moon's a hard mistress,
It's hard to love her well.

The Precious Jewel
words and music by Roy Acuff

Way back in the hills when a boy I once wondered
Buried deep in the grave lies the one that I love.
She was called her on earth a jewel in heaven
More precious than diamonds more precious than gold.

A jewel here on earth a jewel in heaven
She'll brighten the kingdom around Gods great throne.
May the angels have peace God bless her in heaven
They've broke my heart and they've left me to roam.

When a girl of sixteen we courted each other
She promised some day to become my sweet wife.
I bought her the ring to wear on her finger
But the angels they called her to heaven one night.

This world has its wealth its trials and troubles
Mother earth holds her treasures of diamonds and gold
But can't hold the soul one precious jewel
She's resting in peace with the heavenly fold.